Bakery Art Gallery

J’ai terminé ma série d’études et d’œuvres. En fait j’ai matière à développer. Mon objectif est de partir en résidences et de participer à des expositions collectives donc il me faut du contenu. Il me faut matière à inviter l’autre à mener une réflexion commune alors même que tout semble nous séparer. Je me prépare à les publier ici, sur mon blog. Avant ça je voulait vous raconter l’anecdote qui à mené jusqu’à cette série d’œuvres.

En arrivant à Bordeaux j’ai fait un tour des galeries d’art non sans arrières pensées. Evidemment je n’ai pas pu tout voir. J’ai eu un bref échange avec le directeur de la galerie BAG (Bakery Art Gallery) qui à quand même prit le temps de regarder ma page instagram.com/kaelfazer tout en me disant qu’il n’avait pas pour habitude de le faire. A ce moment j’aurais peut-être préféré qu’il ne le fasse pas mais j’accepte et j’assume mon parcours. Ca m’a gentiment rappelé que je suis hors du système et qu’il va falloir me structurer pour me faire une place. Je lui fais savoir que je recherche une galerie où exposer, pourtant je suis conscient que je n’ai « rien » à montrer au moment où je lui parle. Il me demande de lui envoyer mon book, ce que je comprend évidemment. Je n’en ai pas. Je place « rien » entre guillemets parce que ce n’est pas tout à fait vrai. C’est plutôt que je ne pense pas mon travail comme étant impactant ou pertinent dans le contexte dans lequel je me situe désormais. De plus, sachant que j’allais être hébergé en arrivant à Bordeaux j’ai fait le choix de laisser mes œuvres à Saint-Martin, un peu chez moi, un peu dans l’espace que m’a laissé Robert dans son atelier.

L’espace est problématique dans ma pratique : entre le stockage, la création. Jusqu’à la place que je laisse à mon corps (I wonder what it sounds like to you) bref. J’en parlerai sans doute un jour, quand les mots seront à ma portée.

Me voila donc avec une sérieuse motivation. Je prend le temps de définir mes objectifs à court, moyen et long terme et je me lance. L’accumulation de refus et de candidatures échouées deviennent une raison de plus pour me concentrer sur mon travail. MON travail. Celui pour lequel je ne suis pas encore payé mais qui explique en partie ma venue en France. La première étape consiste à me créer un book avec les travaux que je considère comme importants dans mon parcours et ensuite de l’envoyer au directeur du BAG. Je n’ai reçu aucun retour de sa part et de mon côté je n’ai pas relancé.

Voici le résultat de semaines de recherche d’archives, de sélection, de retouches, de rédaction, de mise-en-page, d’estime-de-soi, de bienveillance, de pleurs, de peurs, d’intentions, de foi, de reconnaissance, de volonté, de détermination, de dignité.

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