Les recruteurs ne m’ont pas donné de chance. Je n’ai pas su mobiliser… faire ce qu’il fallait pour… J’ai peut-être montré que chez eux je n’étais pas à ma place. La volonté de Dieu?
Alors que j’ai appris toute ma vie à faire avec, mais surtout sans. Alors que j’ai appris toute ma vie à ne pas blâmer une contrariété. Une contrariété qui me rend malheureux et me fait perdre le peu d’estime qu’il me reste. Ma force finalement est-elle de parvenir à me reconstruire encore et encore toutes les fois où cela a été nécessaire?
En même temps, j’ai longtemps été entouré, de mes sœurs, de ma mère. Mais souvent été seul aussi. Seul mentalement, seul physiquement. L’un a-t-il plus d’impact que l’autre?
Je pense que l’estime se construit et se détruit. L’estime de soi n’est pas immuable, elle est mouvante. Tantôt haute, tantôt basse. Tantôt stable, tantôt anecdotique. En ce moment, la mienne est au plus bas. Basse, tout simplement. Je n’ai pas d’intérêt à croire que cette période est pire qu’une autre.
J’ai quitté une prison dorée pour une autre?
Vu de l’extérieur… Bref. Quand sais-je de quoi ça a l’air à l’extérieur? Je n’y suis pas. Je ne serai jamais autre part qu’à l’intérieur, en dehors de mes mots et de mes gestes.
À ceux qui pensent savoir ce que je vis sans jamais poser la question. À ceux qui demandent pour se décharger d’un poids, d’une pseudo responsabilité ou par “gentillesse”.
Non merci.
Avec un sourire. Le sourire.
Laisser un commentaire