Street art : l’équivalent moderne des clips musicaux?

Tout commence avec une question : Si le musée est à l’exposition ce que le stade est au spectacle quel est l’équivalent des clips musicaux (dans la peinture) ?

On dit parfois que la musique est le plus mature des arts. Je ne sais pas ce qu’il en est véritablement mais je veux bien le croire. En tout cas je suis admiratif du fonctionnement de l’industrie musicale et je vais souvent y puiser des idées pour développer un écosystème (perspixace) autour de ma pratique. Je m’appelle Kaël Fazer et j’exerce en tant qu’artiste-auteur dans les arts graphiques et plastiques.

Nous sommes en Avril 2025. Ces derniers temps je vois passer sur le réseau social X des discussions dans lesquelles les utilisateurs interpellent directement Grok, l’intelligence artificielle. J’ai trouvé intéressant de faire de même et de lui poser la question, d’autant plus que celle-ci, je le sais, est inexacte et manque de contexte. D’ailleurs, même si je ne m’attendais pas à ce qu’elle provoque d’engagement, j’ai tout de même soumis le questionnement à ma communauté.

Voilà quelques temps que je pense à m’investir dans un blog. En fait j’aimerais développer mon écriture, affiner ma critique et concentrer mes efforts dans un espace qui s’apparente plus « au miens » plutôt que de m’éparpiller sur les réseaux sociaux.

Ainsi, pour démarrer cette aventure, je partage ici mon échange non pas avec Grok, qui est de toute façon visible sur X à l’heure où je vous écris mais avec ChatGPT.

Je suis un peu nostalgique des brainstormings avec mes camarades de l’école d’art ou encore de l’émulation à l’époque d’Aze-kröx mais la vie suit son cours et je m’adapte de mon mieux. Cela me donne l’occasion de vous dire que je suis ouvert à la discussion.

Bonne lecture.

KL : Si le musée est à l’exposition ce que le stade est au spectacle quel est l’équivalent des clips musicaux?

ChatGPT : Très belle analogie !

On a :
• Le musée est au tableau/œuvre d’art ce que
• Le stade est au spectacle (sportif ou concert).

Donc, on cherche :
Le X est au clip musical ce que le musée est à l’œuvre et le stade au spectacle.

Le clip musical est une forme de présentation d’une œuvre musicale dans un lieu de diffusion visuelle et sonore, souvent numérique. La réponse la plus naturelle serait : La plateforme de streaming (comme YouTube, Spotify avec clips, etc.) ou l’écran (plus abstraitement).

Donc :
Le musée est au tableau ce que le stade est au spectacle, ce que la plateforme de streaming (ou l’écran) est au clip musical.

Tu veux une version plus poétique, conceptuelle, ou pratique ?

KL : Si le musée est à l’exposition ce que le stade est au spectacle quel est l’équivalent dans la peinture des clips musicaux?

ChatGPT : Ah, d’accord — tu cherches cette fois une équivalence dans le domaine de la peinture pour ce que sont les clips musicaux à la musique.

Donc on a :
• Le clip musical est une version courte, visuelle, dynamique et souvent scénarisée d’une œuvre musicale — c’est un format moderne, accessible, percutant, souvent destiné à une diffusion de masse.

Dans ce cas, dans le monde de la peinture, l’équivalent pourrait être :
L’illustration numérique, le meme visuel, ou encore la peinture animée (GIF/art numérique).
Mais si on reste dans le monde plus traditionnel de la peinture (pas numérique), alors l’équivalent pourrait être :
Le croquis illustratif, l’affiche artistique, ou le street art — des formes visuelles impactantes, accessibles, rapides à consommer, parfois engagées, et très ancrées dans l’instant.

Donc, en synthèse :
Ce que le clip musical est à la musique, le street art (ou l’affiche, ou l’illustration pop) l’est à la peinture : une forme courte, percutante, visuelle, diffusée largement et souvent ancrée dans une culture populaire.

Tu veux que je le reformule joliment en mode phrase-analogie ?

KL : Sans y répondre, aide-moi à affiner cette analogie : Si le musée est à l’exposition ce que le stade est au spectacle quel est l’équivalent dans la peinture des clips musicaux?

ChatGPT : Bien sûr, affinons-la ensemble étape par étape. L’idée est de maintenir une structure parallèle, logique et élégante.

Tu as :
Si le musée est à l’exposition
ce que le stade est au spectacle,
quel est l’équivalent dans la peinture des clips musicaux ?

Voici comment affiner la formulation en gardant le rythme et la clarté :

1. Identifier les paires logiques :
• Musée → Exposition : lieu de présentation d’une œuvre visuelle.
• Stade → Spectacle : lieu de présentation d’une œuvre vivante (sport, musique).
• On parle à chaque fois d’un lieu par rapport à une forme de présentation d’un art.

2. Cibler la bonne formulation
Tu veux faire émerger, par analogie, ce que serait le type de peinture correspondant à un clip musical.

Alors une version affinée pourrait être :
Si le musée est à l’exposition
ce que le stade est au spectacle,
alors la peinture est à quoi ce que la musique est au clip musical ?

Ou encore, plus fluide :
Si le musée expose la peinture comme le stade accueille le spectacle,
quelle forme de peinture correspond au clip musical dans son art ?

Ou même, en gardant ton rythme initial :
Si le musée est à l’exposition ce que le stade est au spectacle,
quel est à la peinture ce que le clip musical est à la musique ?

Tu veux garder un style philosophique, poétique, ou pédagogique ?

KL : Revenons sur l’identification des paires logiques, il me semble qu’il y ait une erreur : le musée est ouvert peut aussi être le lieu de présentation d’une œuvre vivante, comme le serait une performance ou un happening.

ChatGPT : Excellent point — et tu as tout à fait raison. Le musée n’est pas seulement un espace statique d’exposition ; il peut aussi être le théâtre d’expériences vivantes, comme des performances, happenings, ou installations immersives.

Du coup, on peut revenir sur les paires logiques avec plus de nuance :

1. Musée → Exposition
• Le musée est un lieu institutionnel, souvent culturellement codifié, où l’on présente une œuvre.
• Mais ce n’est pas limité à de la peinture accrochée : on y trouve aussi de la scénographie, de l’art vivant, des performances, etc.
• Donc “exposition” dans ce contexte est à entendre au sens large : modalité de présentation d’une œuvre dans un cadre artistique formel.

2. Stade → Spectacle
• Le stade est aussi un lieu codifié, mais dans un registre populaire ou spectaculaire.
• Il accueille du sport, bien sûr, mais aussi des concerts, parfois des grands shows visuels, etc.
• Le spectacle est donc ici une forme d’art vivant, souvent collectif, intense, parfois éphémère, avec une forte dimension sociale.

Donc, en révisant :
• Le musée et le stade sont deux lieux de présentation, mais avec des cultures et des types de réception différents.
• L’exposition et le spectacle sont des formes de mise en scène d’une œuvre, l’un plutôt visuel/statique (mais pas toujours), l’autre vivant/dynamique (mais pas seulement).
• La question finale cherche à trouver la forme de peinture qui aurait la même nature vive, courte, accessible et scénarisée que le clip musical pour la musique.

Tu veux qu’on reformule les paires logiques en intégrant cette nuance sur la vivacité du musée ?

KL : Alors j’en viens à penser que exposition n’est pas le terme approprié pour notre analogie. Pourquoi oui? Pourquoi non?

ChatGPT : Très belle remise en question — et totalement légitime.

Voyons ça à fond : “exposition” est-il le bon terme dans cette analogie? On va peser le pour et le contre, en gardant ton souci de précision et de justesse.

Pourquoi “exposition” pourrait être un bon choix :
1. Usage courant :
Le mot “exposition” est immédiatement associé au musée. C’est une formule simple, claire, qui parle à tout le monde.
2. Forme de présentation artistique :
Une exposition est une mise en scène d’œuvres dans un espace, souvent cohérente, construite autour d’un thème ou d’un artiste — ce qui correspond bien à la logique “œuvre + lieu”.
3. Parallèle structurel :
Comme le spectacle au stade, l’exposition est une expérience pour un public, dans un lieu dédié.

Pourquoi “exposition” pourrait poser problème :
1. Trop large / trop figé :

Le terme englobe aussi bien des tableaux classiques que des installations vidéo ou des performances. Il n’indique pas une forme spécifique de l’art visuel, contrairement au spectacle, qui est une forme d’art vivant.
2. Manque de vitalité / de rythme :
Le mot “exposition” évoque souvent une temporalité lente, réflexive, presque contemplative — là où “spectacle” évoque l’événement, l’énergie, la mise en scène vivante. Ça crée un déséquilibre.
3. Pas strictement parallèle à “spectacle” :
“Spectacle” désigne une forme d’art, tandis qu’“exposition” désigne une modalité de présentation. Ce n’est pas tout à fait le même plan logique.

Alors, quoi à la place ?

Si on cherche à affiner la symétrie de l’analogie, peut-être faudrait-il un mot qui, comme “spectacle”, désigne une forme de l’art visuel, pas juste un mode de présentation.

Des alternatives possibles :
• Œuvre visuelle ? (trop vague)
• Installation ? (trop spécifique)
• Performance visuelle ? (mais là on sort du cadre pictural)
• Tableau vivant ? (intéressant mais historique)
Mais attention : il se peut qu’on doive revoir non pas “exposition”, mais la structure entière de l’analogie, pour qu’elle gagne en cohérence.

Tu veux qu’on tente une version réécrite de l’analogie en modifiant ce mot ? Ou tu préfères creuser plus ce que devrait être l’équivalent du clip musical dans l’univers visuel ?

KL : Je suis d’accord sur l’asymétrie de l’analogie mais aussi que le terme « exposition » ne soit peut-être pas à revoir. Avant d’en venir à la réécriture je voudrais qu’on explore les formes de présentation artistique que peut revêtir la musique sans être forcément dans un logique œuvre + lieu.

ChatGPT : Très bonne direction — et c’est là que l’analogie peut vraiment gagner en profondeur.

Explorons donc : Quelles formes de présentation artistique la musique peut-elle revêtir, en sortant du schéma traditionnel œuvre + lieu ? Autrement dit, comment la musique se manifeste, se donne à entendre ou à voir, en dehors du concert ou du spectacle live ?

1. L’écoute enregistrée (album, morceau isolé)
• Forme purement auditive.
• L’œuvre existe hors d’un lieu : elle est portable, intime, fragmentable.
• L’album est peut-être le pendant du catalogue ou de la collection en peinture.

2. Le clip musical
• Musique + image, souvent narratif, stylisé, parfois expérimental.
• Produit autonome, consommé individuellement.
• C’est une mise en scène visuelle d’une œuvre musicale, sans passer par le live.
• Il met l’accent sur l’impact, le rythme, la forme courte.

3. La diffusion radio / streaming
• La musique comme flux, parfois de fond, parfois choisie.
• Présentation non-spectaculaire, contextuelle, souvent collective mais invisible.
• C’est un peu comme l’affichage urbain pour la peinture : accessible, passif, ambiant.

4. La musique dans les jeux, les pubs, les films
• Présentation intégrée à une autre forme artistique.
• Elle renforce une narration, une ambiance.
• Elle n’est pas autonome, mais contribue à un tout.
• Peut-être l’équivalent d’un décor pictural, d’un visuel intégré dans une scénographie ou une interface.

5. Le remix / mashup / DJ set
• Œuvre musicale transformée, réinterprétée.
• Peut être live ou enregistré.
• Présentation fondée sur la mutation, l’appropriation.
• Peut évoquer le collage visuel, le sampling graphique, voire le street art ou le digital painting en art visuel.

Ce que ça nous dit :

La musique n’a pas besoin d’un lieu physique dédié pour exister comme art. Elle peut être :
• Autonome (écoute d’un morceau)
• Médiée par l’image (clip)
• Mise en contexte (film, pub)
• Détournée (remix)
• Massivement diffusée (radio, streaming)
Cette plasticité de la musique dans ses formes de présentation est peut-être ce qu’on cherche à traduire en peinture :
Une forme courte, autonome, visuelle, accessible, souvent scénarisée ou stylisée, qui ne dépend pas d’un lieu d’exposition.

Ça t’inspire des correspondances visuelles potentielles ? Ou on essaie ensemble d’en imaginer dans le champ de la peinture ou des arts visuels ?

KL : Très intéressant. On peut essayer mais avant j’ai une question : existe-t-il autant de musiques et de sons enregistrés dans le monde que d’images et de visuels dans tout les champs, professionnels comme personnels?

ChatGPT : Excellente question — et elle soulève à la fois des enjeux quantitatifs, culturels, et technologiques.

1. D’un point de vue strictement quantitatif :

Il est probable qu’il existe aujourd’hui bien plus d’images (au sens large) que de sons ou de musiques enregistrés.

Pourquoi ?
• Production d’images facilitée :
Avec les smartphones, les réseaux sociaux, la vidéosurveillance, les captures d’écran, les filtres, les IA génératives… des milliards d’images sont produites chaque jour, souvent sans intention artistique.
• Production sonore plus ciblée :
Le son ou la musique nécessite souvent plus d’intention, de matériel spécifique (micros, logiciels), et une volonté de captation ou de création. Il y a moins de sons “accidentels” que d’images.
• Les plateformes d’images (Instagram, TikTok, YouTube, banques d’images…) regorgent de visuels non musicaux, alors que même sur des plateformes musicales, beaucoup de contenus sont variations d’œuvres existantes.

2. En termes de diversité de contenus :
• Images :
Tu as les photos personnelles, les œuvres d’art, les illustrations, les schémas, les pubs, les vidéos, les memes, les croquis, les IA, les interfaces, les panneaux…
-> Beaucoup d’usages, de contextes, de niveaux de qualité, de finalités.
• Sons / musiques :
On a les musiques composées, les sons de la nature, les podcasts, les voix, les bruits urbains, les enregistrements de terrain…
-> Moins d’exposition publique pour les sons personnels (tu montres une photo de ton chat, pas son miaulement… sauf exception).

Donc l’image est plus centrale dans la communication quotidienne. Elle est aussi plus immédiatement partageable, comprise sans barrière linguistique ou acoustique.

3. En résumé :
Il existe probablement bien plus d’images et visuels dans tous les champs confondus que de musiques ou sons enregistrés — et cela s’explique par la démocratisation des outils visuels, la prééminence de l’image dans nos usages sociaux, et le fait que l’image est plus facilement produite de façon non intentionnelle.

Cela te fait penser à un déséquilibre dans l’analogie entre musique et peinture ? Ou tu pensais à une autre piste ?

KL : C’est exact, cela me donne à penser à une déséquilibre dans l’analogie. Voyons ensemble comment la peinture se manifeste et se montre à voir. Comment trouve-t-elle une place dans l’immense quantité d’images qui nous sont proposées?

ChatGPT : Très belle ouverture — et essentielle si l’on veut construire une analogie juste. La peinture, aujourd’hui, est confrontée à un brouhaha visuel permanent. Donc oui : comment existe-t-elle encore, comment se manifeste-t-elle, comment trouve-t-elle sa place parmi les milliards d’images qui défilent sous nos yeux chaque jour ?

1. La peinture comme forme singulière dans un monde d’images

La peinture a ceci de particulier qu’elle est matérielle, incarnée, souvent lente à produire et lente à lire. Dans un monde d’images instantanées, elle agit parfois à contre-courant.

Elle attire parce qu’elle résiste au flux.
Mais pour continuer d’exister, elle doit aussi parfois s’infiltrer dans ce flux, ou dialoguer avec lui.

2. Où et comment la peinture se manifeste aujourd’hui ?

a. Dans des lieux traditionnels
• Musées, galeries, ateliers.
• Elle y conserve une aura, une présence, un poids.
• Mais ces lieux sont aussi filtrants, souvent perçus comme élitistes ou distants.

b. Sous forme numérique
• Peintures photographiées et diffusées sur Instagram, Pinterest, sites d’artistes.
• Elles deviennent des images parmi d’autres, avec moins de matérialité, de texture, de temps.
• Leur code visuel peut se confondre avec celui de l’illustration, de la photo retouchée, de l’IA.

c. Dans l’espace public
• Street art, fresques murales, interventions picturales éphémères.
• Ici, la peinture retrouve une fonction sociale, visible, engagée.
• Elle rivalise avec l’image publicitaire, elle réintègre le quotidien.

d. Dans des formes hybrides
• Peinture animée (GIFs, motion design inspiré de la peinture).
• Peinture générative, co-produite par IA ou algorithmes.
• Elle devient parfois processus, performance, image évolutive.

3. Comment elle se montre à voir ?

a. Par contraste
• Dans un feed saturé, une peinture lente, dense, silencieuse détonne. Elle attire l’œil justement par sa non-luminosité, son grain, sa composition stable.

b. Par détournement
• Certaines peintures empruntent les codes visuels du numérique (pixel art, glitch, interfaces), pour se fondre ou commenter le flux.

c. Par mise en scène
• La peinture est parfois intégrée dans des vidéos, des installations, des environnements immersifs.
• Elle devient expérience, présence augmentée.

4. Dans l’immense quantité d’images, quel est le rôle de la peinture ?

Elle peut :
• Être refuge (ralentir, contempler, résister).
• Être critique (interroger l’image elle-même, ses codes, son inflation).
• Être caméléon (prendre les formes du flux pour s’y glisser, et frapper quand on s’y attend le moins).
• Être signal faible, qu’on ne perçoit qu’en dehors du scroll.

En résumé :
La peinture n’est plus seule dans le champ visuel, mais c’est justement en affirmant sa différence, ou en s’infiltrant dans les logiques de diffusion contemporaines, qu’elle parvient à exister — autrement, mais puissamment.

Tu veux qu’on parte de là pour revenir à ton analogie, ou tu préfères d’abord explorer une forme précise de cette “infiltration” ?

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